Commerce international : « Il ne faut pas signer le CETA »

Romain Chave
27 Octobre 2016

Solidaris et d’autres mutuelles belges ont accueilli favorablement la décision du Parlement Wallon de rejeter le CETA, l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne.

Pour le Parlement Wallon, rien ne garantit que le CITA n’aura aucune incidence négative sur les systèmes de protection sociale européens. On dit que les défenseurs de cet accord sont aveuglés par l’impact économique potentiel et ne pensent pas aux conséquences négatives possibles dans les autres secteurs tels que les soins de santé. Dans la version actuelle de l’accord, les mutuelles seraient placées sur un pied d’égalité avec les assureurs commerciaux, sans tenir compte de leur mission d’intérêt général, ce qui est contraire à la loi belge et européenne.

De plus, le CETA ne prévoit pas d’exclusion explicite des services d’intérêt général même s’ils sont essentiels dans les secteurs tels que les soins de santé et la protection sociale. Le communiqué de presse peut être consulté ici.

Les mutuelles belges ne sont pas les seuls David contre les accords commerciaux de Goliath. Récemment, plusieurs fédérations internationales de syndicats, dont l’Éducation Internationale, la fédération mondiale des syndicats en enseignement, également membre fondateur du Réseau, se sont prononcées contre le TiSA, l’autre grand accord commercial  – qui concerne non seulement le Canada mais également 50 autres parties, notamment l’UE, les É.-U., le Japon ou l’Australie. Dans un communiqué de presse, ils déclarent que le TiSA pourrait pousser les gouvernements  à la libéralisation des services publics.