Panorama de la santé : Amérique latine et Caraïbes 2020

Louise Magnard
23 Juillet 2020

Le rapport de l’OCDE « Panorama de la santé : Amérique latine et Caraïbes 2020 » rassemble des données sur les systèmes de santé et de soins de santé dans la région. L’équité, l’état de santé et les facteurs déterminants de la san- té, les ressources, les dépenses et les financements y sont englobés.

Un article de l'AIM 

Le rapport montre qu’en moyenne, l’état de santé de la population s’est amélioré, avec une augmentation de l’espérance de vie de près de 4 ans et une importante baisse de la mortalité à la fois maternelle et infantile. Il montre toutefois que des inégalités perdurent entre les pays, avec parfois d’importants écarts en gains de santé. En ce qui concerne les maladies non-transmissibles, les maladies cardiovasculaires et les can-

cers sont responsables de 82 % des décès. Les progrès dans ce domaine sont plus lents que dans d’autres pays de l’OCDE, avec une incidence de la tuberculose qui se maintient et augmente même dans 12 des 33 pays concernés, et l’incidence du VIH augmentant qui augmente dans 5 pays. Le surpoids est l’un des principaux facteurs de risque dans la région, de même que le manque d’activité physique (35 % de la population adulte ne suit pas les recommandations de l’OMS), le tabagisme et l’alcool. Les niveaux minimums d’immunisation ne sont pas atteints dans 12 des 33 pays de l’OCDE. Selon cette dernière, la qualité des soins constitue « le chaînon manquant dans la promesse insatisfaite d’atteindre la couverture sanitaire universelle en Amérique latine et dans les Caraïbes. »

Les dépenses en santé sont plus faibles que dans d’autres pays de l’OCDE et dépendent des frais à la charge des patients. Les dépenses gouver- nementales et l’assurance de santé obligatoire ne représente qu’une moyenne de 54,3 % des dépenses consacrées à la santé en 2017. Le montant élevé des frais à la charge des patients pour la santé dans la région pousse 1,7 % de la population sous le seuil de pauvreté. Selon l’OCDE, le chemin qui mène à la couverture sanitaire universelle dans la région est interrompu par une mauvaise répartition des ressources. Les antibiotiques sont mal utilisés, l’ETS est utilisée de manière systématique par seulement 5 pays, les systèmes d’information sanitaire sont faibles, le morcellement et la corruption au sein des systèmes de santé dans la zone constituent certains des obstacles soulignés tout particulièrement dans ce rapport. Le manque d’effectifs, la faible disponibilité de lits d’hôpitaux et de technologies médicales, et de maigres ressources allouées aux services de soins de santé mentale empêchent une réponse efficace aux besoins des individus en matière de soins.

Source : AIM

Le rapport est téléchargeable en espagnol et en anglais